Test exclusif : Bowers & Wilkins C5

Mis à jour : Mercredi 20 juillet 2011 à 15h52
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Les C5, écouteurs intra-auriculaires de Bowers et Wilkins.

Les C5, écouteurs intra-auriculaires de Bowers et Wilkins.

Vous n’avez pas pu vous offrir le Zeppelin Air, ces enceintes pour iPod et iPhone, de toute beauté, en forme de dirigeable à près de 600 € ? Pour vous consoler, Bowers & Wilkins lance, ce lundi, les C5, leurs premiers écouteurs intra-auriculaires. Et justement, attention aux oreilles !

Arceaux réglables

Nous avons testé les C5 de B&W en avant-première, et en exclusivité française, dans un hamac, avec une vue imprenable sur la baie de Porto-Vecchio… Premier élément de différenciation avec la concurrence : le design. Ce n’est pas tant du côté de l’embout qui entre dans le conduit auditif – classique – qu’il faut regarder, mais à l’autre extrêmité de chacun des deux écouteurs. Leur tenue est assurée par un arceau réglable qu’on peut donc adapter à la morphologie de ses pavillons d’oreilles et qui permet au casque de rester bien en place, même pour plusieurs heures d’écoute, avec une totale liberté de mouvement. Le réglage de ces arceaux suppose de faire coulisser la boucle en plastique à travers le fuselage en aluminium de l’écouteur. Question : ces arceaux sont-ils vraiment indispensables, sachant que les écouteurs sont insérés dans l’oreille ? Ce qui est sûr, c’est que vous risquez d’autant moins de perdre les C5 que tout leur poids est concentré vers l’intérieur de l’oreille, pour offrir la meilleure isolation acoustique possible. Quant l’extrêmité extérieure de chaque écouteur, elle est terminé par une petite grille en biais, du plus bel effet.

Tungstène massif

Voilà pour le look et la tenue. Reste le plus important, et de loin : le son. Les amoureux des basses seront gâtés. Les C5 sont dignes des meilleurs écouteurs intra-auriculaires. Le gros son est bien là, même à volume faible, ce qui est très agréable. Sur Mac, par rapport à un casque standard, pour un même confort d’écoute, je suis trois à quatre crans de volume, en-dessous, avec les C5. Le revers de la médaille, c’est que les oreilles ne supportent pas l’écoute à volume relativement fort. La faute aux basses. Impossible de tenir, en réalité, sans un coup d’équalisation.

Sans arriver à ces extrêmes, le son proposé par les C5 est cristallin et d’une grande finesse, avec une très large gamme dynamique. La recette de B&W ? Un canal audio en tungstène massif qui est associé à un filtre micro-poreux… Voilà l’autre justification du prix des C5 (179 € TTC)

Télécommande à tout faire
Le fil est évidemment doté d’une télécommande qui permet de régler le volume mais aussi de décrocher et de décrocher, en cas d’appel sur un téléphone mobile (compatible et même optimisé pour iPhone, iPod et iPad), de passer de Lecture à Pause et vice-versa, de passer à la chanson suivante ou de revenir à la chanson précédente, selon le nombre de pressions effectuées sur le bouton central de cette télécommande tout en longueur.

Côté accessoires, tout est dans la boite des C5 :

une housse en cuir noir façon nubuck, en forme de demi-lune.
trois paires d’embouts d’oreille de tailles différentes, en silicone (en plus de ceux installés sur les écouteurs par défaut).
deux adaptateurs (l’un pour transformer le mini-jack d’origine en simple mini-jack stéréo (sans branchement pour le microphone situé sur la télécommande des écouteurs ; l’autre pour se connecter au système audio embarqué dans les avions de ligne, avec deux mini-jacks et séparation des voies).
le mode d’emploi et un mémo pour se souvenir des différentes actions possibles en fonction du nombre de pressions sur le bouton central de la télécommande.
Gaine en plastique
Seul regret : le câble et sa gaine en plastique. B&W est resté dans la logique des arceaux, eux aussi gainés en plastique. Une même logique – et donc une forme de cohérence – des écouteurs jusqu’au mini-jack, mais au risque de faire passer les C5 pour des écouteurs d’entrée de gamme (ce qu’ils ne sont pas), si on ne regarde que leur câble, cependant très bien protégé des protections d’eau et de sable. Pas négligeable, en ce début d’été. Personnellement, j’ai plutôt toujours eu un faible pour les câbles au toucher textile tressé, moins volumineux, plus souples et plus rapides à enrouler.

En résumé, les C5 Bowers & Wilkins, qui seront disponibles à partir du mois d’août 2011, constitue un système d’écouteurs intra-auriculaires de très grande qualité, mais sans parvenir non plus à égaler certains modèles à trois voies de chez Shure, comme les SE535-V mais coûtant – il est vrai – plus de deux fois plus cher (comptez bien 360 €)… Il s’agit donc d’un des meilleurs rapports-qualité prix du marché, même si l’achat des C5 reste un investissement.

Les C5 Bowers & Wilkins, de face et de dos.

Les C5 Bowers & Wilkins, de face et de dos.

La télécommande sur le câble des C5 Bowers & Wilkins.

La télécommande sur le câble des C5 Bowers & Wilkins.

Les C5 Bowers & Wilkins et l'un de leurs meilleurs amis, l'iPhone 4.

Les C5 Bowers & Wilkins et l'un de leurs meilleurs amis, l'iPhone 4.


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