Nikon D600 : il a tout d’un grand

Mis à jour : Mercredi 3 octobre 2012 à 14h47
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Nikon D600 body.

Le clin d’oeil du D600 de Nikon, souligné de rouge.

De notre envoyé spécial à Londres. Un aller-retour rapide à Londres, rapide mais sympathique sous le soleil londonien pour prendre en main le nouveau Reflex de Nikon, le D600, un appareil-photo semi professionnel pour amateurs avertis. Un appareil haut de gamme, qui coûte un peu plus de 2000 euros (nu). C’est au milieu d’un des trois studios d’EMI sur Abbey Road à Londres (oui oui, le studio des Beatles, des Pink Floyd, des films Le Seigneur des Anneaux etc) que Nikon a présenté sa nouvelle star : le D600. Mais avant, Benoît de Dieuleveult, le responsable de la direction Image de Nikon a présenté un bilan de son année sur un marché de la photo en repli. Selon les chiffres fournis par Nikon (source GFK), le marché français a baissé de 6 % en valeur sur un an et de 8 % en volume (à fin aôut). Et dans ce contexte, Nikon a vu ses ventes progresser de 17 % en valeur et de 29 % en volume. Le groupe revendique aujourd’hui la place de numéro 1 sur le marché de la photo en France avec 23 % de Parts de marché en valeur et 27,8 % en volume. « Nous avons fait beaucoup d’innovation, mais nous avons aussi beaucoup investi en promotion. La campagne « I am Nikon » a bien marché », s’est félicité Benoît de Dieuleveult. Bilan ? Le Coolpix S3300 a été le compact le plus vendu en France depuis le début de l’année. Le Nikon P510 a été le Bridge le plus vendu. Et grâce au Nikon 1 J1, le japonais a conquis la place de numéro deux sur le marché des compacts à objectifs interchangeables derrière Panasonic en France. Enfin, sur les Reflex, le D3100 est l’appareil le plus vendu du marché et a permis au groupe de reprendre des parts de marché au leader Canon.

Un capteur plein format

C’est ensuite au tour de Thomas Maquaire, chef de produit de la gamme Reflex de monter sur scène pour une présentation du Nikon D600, dont la principale innovation tient dans le capteur plein format (Fx). Son avantage ? Améliorer le rendu image, monter en sensibilité, en définition sans perdre la qualité de l’image, aller vers plus de créativité. Avec le D600, Nikon vise deux cibles selon Thomas : « D’abord ceux qui ont attendu le plein format abordable… ceux qui achètent les DX chez Nikon, le amateurs qui cherchent à s’exprimer à travers la photo, qui sont un peu rebutés par le prix. La deuxième cible, ceux qui cherche une alternative à un boîtier plein format ».

Deux fois plus de pixels que le D700

Le D600, c’est d’abord un capteur Cmos plein format de 24,3 millions de pixels (Fx 24×36, comme on a connu en argentique). Son avantage, la faible profondeur de champ permet de faire ressortir un visage par exemple. Il permet d’obtenir des images nettes avec des dégradés subtils. Il offre « un excellent rapport signal/bruit et une plage dynamique étendue ». 24,3 millions de pixel, c’est deux fois la capacité du D700, à vous les posters, les agrandissements ; les séances photos sur grand écran. Résultat, l’appareil permet en post prise de vue de modifier le cadrage de la photo (vous savez, vous prenez une photo et d’un coup, il y a un bras qui apparaît, la sur la gauche…maudit piéton). Mais le Nikon D600 sait aussi filmer en Full HD 1080 P avec la fonction D-Movie (mode multizone d’images), sous deux formats FX et DX, à des cadences de 30 p, 25 p et 24 p. Sur le côté de l’appareil, une sortie HDMI sans compression, mais aussi une prise micro stéréo et casque et même une connectique pour brancher un accessoire GPS pour géolocaliser ses photos. Le boitier n’est pas trop imposant, mais je l’ai trouvé un peu lourd. La preuve sans doute qu’à l’intérieur il y a de la technologie. « L’ergonomie est rassurante », explique le chef de projet. « la molette est verrouillable et propose notamment un mode automatique, 19 modes scènes et un flash désactivé. Il y a aussi deux modes personnalisables». Un détail : la molette est un peu difficile à tourner. Une question d’habitude sans doute.

Un spécialiste des contre-jours

Le boitier propose aussi la fonction HDR, très demandé par les utilisateurs avertis, notamment pour la gestion des contre-jours par exemple. « Il prend deux photos à chaque déclenchement pour créer une image avec une plage dynamique extrêmement large, un bruit réduit et des dégradés de couleurs riches ». Cela permet d’avoir plus de détails en basse lumière et en haute lumière en même temps. Par exemple lors d’un concert, pour s’y retrouver entre les spots et les obscures. Autre technologie active sur le D600, le D-Lighting actif lorsqu’il y a de fort contraste lumineux (elle permet de restituer automatiquement les détails dans les zones d’ombre et de lumière pour générer des photos époustouflantes au contraste naturel selon le fabricant). Le D600 utilise aussi le système de reconnaissance de scène. Il intègre un petit capteur RVB de 2016 pixels qui va découper la scène pixel par pixel, un peu comme un puzzle de 2000 pièces et il va travailler sur la balance des blancs, des hautes lumières, analyser les noir et blancs, les couleurs, il voit les dominantes, il repère les teintes chair etc. Objectif : obtenir une balance des blancs plus précise, une balance, un travail qui s’effectue avant la prise de vue.

Un écran de 3,2 pouces

Le D600 bénéficie aussi d’une visée optique à 100 % contre 95 % pour le D700) avec un écran de 3,2 pouces (un Moniteur ACL VGA de précision affichant 921 000 pixels, avec contrôle automatique de la luminosité), plus large. « On aura sur la photo tout ce qu’on voit dans le viseur », assure Thomas Maquaire. Il intègre deux logements de cartes SD. Il propose encore jusqu’à 5,5 vues par secondes en cadence rafale. Il y a aussi un mode silencieux pour les amateurs d’oiseaux de nuit. Il est résistant aux intempéries (pas de chance, il n’a pas plu), « au même titre que le reflex Nikon D800 professionnel » et il offre une protection élevée contre la poussière et l’humidité. Son prix ? 2099 euros nu.

Nikon D600 Reflex

Après une journée avec le D600 greffé à la main, on ressent un peu le poids de l’appareil. Mais la prise en main est très agréable. Je trouve le rendu des couleurs, la force des blancs impressionnants. Après la qualité de la photo dépend aussi de la qualité du photographe… Mais quelle différence, quelle contraste quand on a l’habitude des compacts. Très loin des Reflex d’entrée de gamme, le D600 est un bel objet, qui j’ai l’impression de se rapproche au maximum de l’univers des professionnels à un prix doux (comparé aux appareils des pros, bien sûr). Côté vidéo, la aussi bonne surprise, j’ai filmé un bout du concert de Liza Manili, entre ombres et lumières en 1080P, très chouette. Un boitier ergonomique, agréable et plutôt simple (c’est un régal de zoomer sur les photos sur l’écran de 8,3 cm de l’appareil à la recherche des détails) pour ceux qui aiment la photo en amateur éclairé.

Nikon D600 Londres

Photo : Pierrick fay

Nikon D600 Londres

Le restaurant préféré de Benjamin à Londres

Un exemple de retouche avec le Nikon D600

Nikon D700 boîtier nu
Nikon D800 boîtier nu

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