Ça y est. Nadine en remet une couche. Nadine, c’est Nadine Morano… Secrétaire d’État à la Famille. Elle est intervenue ce matin sur RMC ou BFM, ou les deux, pour dégommer la signalétique PEGI et les jeux video violents (ce n’est pas un pléonasme, ça, Nadine ?). Pour Nadine, le PEGI est imparfait car, en gros, seulement 21 % des parents ont entendu parler de ce code qui détermine l’âge conseillé pour jouer à un jeu video. Un organisme indépendant. Il est « insuffisamment visible, insuffisamment connue », déclare Nadine en réponse à une question sur Dofus, visiblement son nouveau cheval de bataille. Nadine Morano est-elle aussi contre Dofus, le dessin animé diffusé à la télé par les mêmes personnes qui ont créé le jeu ? Diffusé, faut-il le préciser, sur le service public. Non, bien sûr. La télé, c’est bien pour notre jeunesse, mais les jeux, attention… c’est dangereux et en plus, ça rend aveugle… Si, si, c’est ce qu’a affirmé une députée à Jean-Claude Larue, du SELL, qui continue de se battre contre vents et marées. Je l’ai eu ce matin au téléphone et il était remonté comme un coucou suisse contre les politiques. Il avait dû entendre la Secrétaire d’Étatde au micro de RMC. Moi, je l’appelais justement au sujet du site Pedagojeux mis en place par le SELL et un certain nombre d’organismes. Je voulais aussi lui parler de la mauvaise image des jeux auprès de certains médias, notamment au sujet de ce jeune qui jouait à WOW et voulait tuer ses profs… c’est dingue comme les fans de jeux video peuvent avoir accès aussi facilement à des armes à feu. Mais j’imagine que là n’est pas la question. Mme Morano réfléchit au moyen de faire connaitre cette signalétique. Pourquoi pas une campagne de pub à la télé ? Ah j’oubliais, les jeunes, quant ils jouent, ne regardent pas la télé et donc pas la pub à la télé… Zut alors.
Je vous reparle de Pedagojeux dans un autre post, mais là, je voulais vous livrer le son brut de décoffrage de Jean-Claude Larue, l’un des papas du PEGI, connu pour son franc parler. C’est le divorce avec une certaine classe politique… la jeunesse est avec nous, clâme Jean-Claude qui attend la disparition des dinosaures de la politique qui n’y comprennent rien à un loisir qui touche les ¾ des jeunes. Jean-Claude n’est plus tout jeune. Moi non plus… mais merci à lui pour ce rafraichissant discours.
MAJ : Je viens d’avoir jean Claude Larue au téléphone et son interview lui vaut quelques soucis. Il n’avait pas non plus saisi que l’entretien était enregistré. Pour ces deux raisons, j’ai décidé d’enlever l’interview de Teknologik et parce que Mr Larue m’est très sympathique et que je comprends et partage son ras le bol à l’égard du procès fait aux jeux video.



ça fait trop plaisir d’entendre ça. Mais c’est encore trop rare.
Magique, enfin une voix claire et non écrasée par nos « élus » sur la question des jeux video
Je l’aime. PUTAIN je l’aime.
Il à bien raison !
Les politiciens ont tellement de préjugés sur les jeux vidéo qu’on ne peut leur faire changer d’avis, quel bande de bornés !!! pfff
à vrai dire je suis aussi dégouté que lui par les cons qui nous dirigent…. je le plain de subir plain pot les commentaires aussi cons à en être déçu comme ça
L’incompetence des politiciens est, à l’image de Univers, infinie
Il est beaucoup trop mégalo, mais il est drôle !!
Cette déclaration est une honte pour l’industrie et les joueurs. Mais surtout une erreur stratégique qui fait volr en éclat tout le travail politique entrepris avec le PEGI. Du pain béni pour la secrétaire d’Etat.
Avec de telles positions, il ne faudra pas s’étonner de voir Mme Morano contre-attaquer,et pour une fois elle aura raison » en pointant du doigt que les industriels sont violents et irrespectueux. »
Bref, entre des politiques qui n’y comprennent rien et des défenses aussi violentes, le débat va se stigmatiser, surtout que l’industrie s’exclue du jeu politique.
Je développe plus longuement sur mon blog consacré à la politique et aux jeux vidéo, pour ceux que ça intéresse.
http://bit.ly/7YO0wr
J’adhère aux propos de jean Claude Larue. Mme Morano fait de la politique en stigmatisant les jeux vidéos aux nom de certaines valeurs. Le code Pegi est un excellent code. Elle ferait mieux de payer une campagne de communication la dessus dans les journaux grand public plutôt qu’une nouvelle fois tout mélanger. Pour les politiques, le joueur est encore ce pré ado boutonneux. C’est fini ca. Et je comprends les gens du Sell quand on leur dit que le jeu rend aveugle ou qu’il faudrait comme l’a dit un autre député mettre chez Auchan un espace gardé par un vigile avec le contrôle des pièces d’identité. La honte n’est pas du côté qu’on pense
Ben ça va pas aider la cause cette histoire. Son attitude, vu son rôle de représentant d’une partie du secteur, est honteuse. Certes, à l’image des politiques sur le sujet, mais on attendait un peu plus de tenue de quelqu’un de son importance. Les « saines colères » on voit où ça nous mène… surtout quand ça engage les éditeurs.
Et puis ruiner le travail politique européen du PEGI (qui a assez galéré avec la Grande Bretagne, maintenant v falloir retravailler en France) de la sorte, c’est pas très stratégique. Faut pas oublier qu’on a déjà en France une commission cassette et jeu vidéo, sous l’égide du ministère de l’intérieur, qui attend de recevoir des moyens matériels pour administrer le JV, et rendre le PEGI HS. L’UE ne soutient le PEGI que de manière symbolique, faut pas se leurrer, les Etats membres sont libres de faire comme ils veulent.
Maintenant que l’industrie s’est exclue de la table des négociations, a donné raison aux associations familialistes bien connues du jeu vidéo, Morano a le champ libre de développer le tous les stigmates qu’elle veut. Bientôt on aura une loi contre l’addiction au jeu vidéo, déjà évité de justesse.
Et c’est pas la révolte des gamers qui va lui faire peur. Enfin, quand on voit comment ça se passe en Allemagne ou en Australie, je n’adhère pas du tout à cette prise de risque.
Enfin, justement, parce que le PEGI est intéressant, il le saborde. Petit problème, c’est une association pour la régulation privée de l’industrie, et non un organisme public européen. Ce qui pose problème pour le financement de la campagne de pub.
Si elle n’est pas politiquement instituée, socialement reconnue et acceptée, elle ne va pas faire long feu, surtout face à une Autorité Administrative Indépendante (comme le CSA) créée par ordonnance. Dommage, on avait presque réussi à marginaliser Morano et les associations type FdF.
Aux USA, le problème est autre, car l’ESRB a été institué par le Sénat (1994), donc le problème ne se pose plus, l’affaire est réglée à part quelques sorties d’associations qui veulent se faire mousser.
C’est surtout le signe d’un gros ras le bol de sa part. Entendre morano dégommer le code Pegi, son bébé…je crois que c’était trop pour lui
On ne peut pas lui reprocher un certain franc-parler et à mon avis au moins il est sincère.
Je me mets à sa place, et avoir des interlocuteurs aussi pitoyables que cette ministre peut faire rentrer les gens de bonne foi dans des états pareils.
Nadine Morano est au choix incompétente, partiale et aussi sacrément faux-cul (la polémique de la photo dans Paris-Match est une vraie polémique, prendre les gens pour des cons comme ça ça mériterait des amendes).
La classification PEGI est une bonne classification, claire, juste et très utile pour informer les parents.
Malheureusement, ceux-ci sont les premiers à flipper quand on fait des reportages alarmistes, mais sont souvent TRÈS frileux pour garder un œil sur les jeux qu’ils achètent à leurs enfants, en gros pour faire leur job d’éducation quoi.
Il est possible d’être un peu circonspect sur les termes employés, il est hélas consternant de constater que les élus, et particulièrement les ministres prennent position sur des sujets qu’ ils ne maitrisent pas et sur lesquels la profondeur de leur réflexion rejoint celle du café du commerce et qui se résume à ceci : quand il y a violence, il doit y avoir un jeu vidéo impliqué (si possible GTA ou WOW)
Le PEGI n’a pas fait l objet de moult consultations ministérielles, ne permet pas à un ministre d’avoir une loi portant son nom, dès lors, il ne flatte l’égo de personne, c’est plus finalement un problème systématique de compétence et d’orgueil du monde politique qu’un problème générationnel.
Rien de nouveau et aucune raison que les choses évoluent, malheureusement.
Je pense surtout Antoine qu’il s’agit pour certains d’une posture politique pour ne pas dire politicienne. Mais même dans son propre camps, les propos de Jean-Claude Larue semble avoir dérangé. Pourtant, la chasse aux jeux orchestrée par certains politiques devient parfois insupportable. Le Code PEGI a le mérite d’exister, et ce n’est pas en légiférant qu’on réglera le problème. C’est aux parents de surveiller ce que font leurs enfants. Ils ne laisseraient pas leur gamin de 12 ans regarder un porno ou un film d’horreur à la télé, pourquoi le laisse-t-il jouer à GTA ou Left For Dead. Ils ne laisseraient pas leur gamin regarder la télé jusqu’à 3 heures du mati, pourquoi le laisse-t-il jouer avec sa console dans la chambre ?
Les déclarations de Larue sont evidemment excessives, mais vous allez bien trop loin avec votre leçon de morale.
D’une part le SELL ne représente que très modérement l’industrie francaise du JV, d’autre part Nadine Morano ne représente, elle, rien du tout. Il la traite comme elle mérite de l’être.
Le PEGI est un système relativement hypocrite, mais si des parents n’arrivent pas à empecher leurs enfants de jouer à GTA, ce n’est pas à l’Etat de le faire à leur place.
Les exemples Allemands et Austaliens sont inopérants ici, la censure qu’ils appliquent est liée à des traits culturels et des héritages très forts.
Bref, cette déclaration a le mérite de la sincérité, et sert surtout à faire (un peu) mousser son auteur.
Pour le reste rassurez-vous, Nadine Morano n’arretera pas Call of Duty…
Le SELL représente effectivement les éditeurs. Le SNJV les développeurs (grosso modo) – avec d’autres asso professionnelles plus ou moins actives. Dans tous les cas le joueur est hors de la défense des parties, à la limite un tiers invoqué pour légitimer leur position.
Oui pour les héritages culturels en Allemagne. En Australie, c’est plus une entreprise politique de certains députés. Je ne parle pas des censures, mais des législations et déclarations. Crytek est à deux doigts de partir du Pays, vu le climat.
Quant au SELL comme son « bébé », il est issu d’un ménage à trois, avec l’ELSPA et le VUD. Et effectivement l’origine de la naissance de l’ISFE, les conditions sociales d’existence font effectivement sourire.
Bonne interview, et j’approuve ce que dis M. Larue
Il est tellement plus facile de blâmer les jeux vidéo, ça a le mérite de retirer la responsabilité de certain déséquilibre aux prof, aux parents et au système.
Les jeux violent sont dangereux ? N’y a t-il pas eu des scientifique et psychologue qui ont sortit un article dans un périodique scientifique disant que les jeux vidéo pouvait être très bénéfique pour les enfants ou personnes qui ont trop de tension et que le fait de jouer a des jeux de combat et de guerre leurs faisait passer leurs colère sur ces jeux et après pouvait être plus calme en société ? Bien sur que non, ce message n’a pas été entendu ou du moins n’a pas voulut être entendu.
Un défaut majeur de certain politicien, c’est de trouver une excuse à tout et les coupable ne sont pas forcement les vrai .
(c’est comme le projet contre la fesser qui ne fait qu’augmentait la haine des jeunes … je reste septique, je m’en suis pris étant petit et j’en suis pas mort,exemple : si ton gamin fait une connerie et que tu lui fait une tape , même doucement sur les fesse, un passant peut te dénoncer aux représentant de l’ordre et faire en sorte qu’une enquête de la DASS (je ne sait pas si ça s’écrit comme ça ^^) soit faite. Messieurs les ministres, redescendez sur terre.
Pas de son à écouter pour les retardataires, tant pis
A+
Désolé Pablo. Jean Claude Larue m’a expliqué qu’il aurait édulcoré son propos s’il avait compris que c’était enregistré. A sa demande, j’ai accepté de retirer l’interview car il donné des noms et cela lui porte aujourd’hui préjudice et ce n’était pas dans mes intentions de lui poser quelque problème que ce soit, d’autant que je partage son point de vue.
Quand même dommage de retirer l’interview;
dire qu’un ministre dit des âneries (une fois n’est pas coutume) c’est bien, le prouver, c’est mieux..
mais c’est vrai que le deuxième cheval de bataille des politiques, en plus du discours sécuritaro-puritaniste dont la censure et la diabolisation des JV ne sont qu’une facette;
c’est la liberté de ton sur internet, décidément trop débridée.. Alors faut pas trop en abuser, hein?
Espèrons quand même que dofus, une production française, bénéficie autant de la publicité de Morano que ne l’avait fait GTA4..
Et si les parents sont pas complètement aveugles ils verront bien qu’il y a pas un gros « 18+ » rouge sang sur la boîte.
Si c’est pas malheureux de voir un ministre tirer une balle dans le pied d’un des rares studio à succès français, avec des amalgames simplistes et bêtifiants.
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