Le traitement du jeu vidéo dans les grands médias est loin d’être exemplaire, surtout à la télé, où le mélange drogue, sexe et rock, heu non jeu, dépendance et pédophilie provoque la nausée chez la plupart des amateurs de jeu. A Europe, petit à petit, l’amalgame disparaît. Mon directeur de la rédaction est joueur (il adore les city builder). Quand à la femme d’un de mes chefs, elle attend avec impatience Diablo 3 et en attendant passe le temps sur Sylverfall. Bref, je ne suis pas trop mal entouré et j’arrive à traiter du jeu vidéo comme d’autres parlent des sorties cinéma. Quoi qu’il en soit, le jeu continue d’avoir mauvaise réputation dans certaines rédactions et cela ne manque pas d’inquiéter les éditeurs réunis dans le Syndicat national du Jeu Vidéo. Le SNJV va donc de mettre en place un comité de vigilance pour réagir aux dérives des média. Il sera composé, selon Gamekult, de représentants du syndicat, d’un spécialiste des média, d’un avocat, d’un responsable de la veille sur internet et de journalistes. Le comité sera chargé d’intervenir telle la brigade légère « dans une optique de riposte systématique et de veille permanente ». L’idée est de faire de la pédagogie, mais il se réservera aussi le droit se saisir la justice au cas où. Quelque chose me dit que le comité ne va pas manquer de travail, la charge anti-jeux venant parfois du monde politique facilement enclin à s’échauffer après tout fait divers tragique. C’est d’ailleurs dans ce contexte qu’un jeune a été appréhendé par la police récemment. Il avait « déliré » sur le forum de jeuxvideo.com en menaçant de prendre le fusil de son grand-père pour faire le ménage. Je ne sais pas si c’était de l’humour, mais le jeune homme n’a fait rire personne ni à la rédaction, ni sur le forum. Ce sont d’ailleurs des internautes qui l’ont signalé aux modérateurs du site. Comme disaient les Kennedy, on ne va pas se laisser abattre.

