Mazda CX-5 : nouvelle donne

Mis à jour : Dimanche 9 septembre 2012 à 20h31
1
Le Mazda CX-5

Des porte à faux très courts pour une sensation de robustesse, des lignes pour le dynamisme.

Si le marché automobile s’écrase en Europe en général – et donc en France également, il est bien un segment du marché pour lequel tous les constructeurs rencontrés ces derniers temps sont optimistes : celui du SUV. Les chiffres leur donnent actuellement raison puisque hormis un petit pasage à vide en 2008, la croissance continue ne se dément pas.
C’est dans ce contexte que Mazda, jusqu’à maintenant absent du segment des SUV compacts, commercialise depuis peu le CX-5.

De l’âme pour le style

Même si le CX-5 est une nouvelle voiture, Mazda n’en est pas à son coup d’essai, tant en matière de SUV que de 4X4. Le CX-7 (grand SUV) a certes connu une carrière confidentielle, mais c’est sans doute la sanction à laquelle il faut s’attendre lorsque l’on fait l’impasse sur le diesel dans un marché qui ne jure hélas plus que par ce type de carburant. Le japonais a de toute façon choisit d’anticiper sa fin de carrière puisqu’il est amené à disparaître du catalogue au profit du seul CX-5. Avec 4,55 mètres, il ne rend finalement que 15 centimètres à son ainé mais se paye le luxe d’offrir un volume intérieur, notamment de coffre, plus généreux.
En matière de style, Mazda est partie d’une feuille vierge et inaugure ce qu’elle appelle le design KODO (Âme du mouvement). Il s’agit d’évoquer la fluidité sans sacrifier le sentiment de robustesse, qualité qui caractérise indéniablement la marque. Grâce à un empattement assez long pour sa catégorie (2,70 m), les roues sont comme campées aux quatre coins du véhicule et lui assurent cette impression de solidité. La fluidité est quant à elle exprimée par un méticuleux travail de sculpture sur les flancs où les lignes se croisent de manière quasi artistique. Mazda n’est pas la seule à retenir cette astuce stylistique qui, il est vrai, fonctionne plutôt bien. Passons à l’intérieur.

La présentation intérieure est une excellente surprise.

Une fois la porte ouverte, c’est une bonne surprise qui nous attend. Excellente, même. Les intérieurs tristes qui prévalaient jusqu’à maintenant (le summun étant peut-être celui de la Mazda 5) semblent avoir été totalement oublié. Non pas qu’on ait ici droit à une explosion de couleurs, loin s’en faut. Mais la présentation est soignée, les matériaux employés sont de bonne facture et l’ergonomie est de bon niveau.
Pour commencer, le siège électrique côté conducteur permet de trouver rapidement une bonne position de conduite. Dommage que Mazda ait laissé un siège à réglage conventionnel côté passager. D’autant plus que leur confort permet de supporter sur longs trajets sans trop fatiguer. En matière d’équipement, on trouve l’essentiel de ce que l’on peut attendre dans un véhicule de ce type. Sur la console centrale se superposent ainsi un écran tactile (5,8″) qui sert à la fois la navigation, le multimédia et la désormais très populaire Marche-arrière TV. Le guidage est assuré par un système TomTom dont nous avons trouvé les réactions un peu lentes par rapport à ce que la même application est capable de faire sur un smartphone. La connectivité du système multimédia permet quant à elle de brancher un baladeur ou un smartphone, que ce soit de manière filaire (USB) ou Bluetooth. La sono (9 haut-parleurs) est assurée par Bose.
En levant les yeux, on découvre un toit ouvrant vitré classique (en option).
Pour la sécurité, outre les habituels équipements, Mazda propose une alerte de franchissement de ligne, un avertisseur d’angle mort dans les rétroviseurs, des feux à permutation route/croisement automatique et le dispositif anti-collision urbain qui permet de freiner l’auto automatiquement si un risque de collision imminente est détectée en dessous d’une vitesse de 30 km/h. Cette offre assez complète place Mazda dans le haut du panier.

Une histoire de pressions

Pour notre essai qui se déroule dans la région de Toulouse, nous disposons des motorisations Essence 160 chevaux et Diesel 175 chevaux.
La première, un bloc quatre cylindres 2,0 L., se distingue par son taux de compression très élevé et le second… pour le contraire ! Dans les deux cas, Mazda a résolu les différentes contraintes qu’imposent ces choix et est parvenu a des résultats très convaincants en termes d’agrément et d’efficacité.

D’une manière générale, le comportement dynamique routier de l’auto est exemplaire, ce quelle que soit la transmission choisie. En effet, Mazda propose le CX-5 en deux ou quatre roues motrices et équipé d’une boîte de vitesse manuelle ou automatique. Les prises de roulis, tendon d’Achille de ce type de véhicule haut perché, sont bien maîtrisée. Le très bon niveau d’insonorisation permet d’assurer une vie à bord agréable avec un avantage particulier au modèle essence, même si sur les deux motorisations le stop and start offre un agrément acoustique évident lors de l’arrêts au feu rouge. Ce dispositif fait d’ailleurs partie d’un ensemble destiné à réduire les consommations tout en améliorant les performances que Mazda a baptisé Sky Activ. Il en résulte un véhicule qui affiche effectivement des chiffres de consommation très raisonnables : depuis 4,1 L./100 km pour le diesel 150 ch. en 2 roues motrices, jusqu’à 6,6 L./100 pour l’essence 160 chevaux à transmission 4×4).
En tout chemin, la version 4×4 assure des prestations correctes qui permettent d’envisager de sortir des sentiers battus. Mais gardez toujours à l’esprit qu’un SUV compact n’est par essence que très rarement un vrai franchisseur et le CX-5 ne déroge pas à cette généralité.

Ce hayon cache l’un des plus vastes coffre de sa catégorie.

Le positionnement tarifaire, enfin, place le CX-5 dans le sillage des références du marché. Avec un tarif de base situé à 25 490 €, il est en effet en deçà d’un Tiguan 150 chevaux (27 380 €). Mais ce dernier, grâce à une offre de motorisations plus grande, démarre cependant à moins de 24 000 euros. C’est d’ailleurs peut-être là le principal défaut du CX-5 : en dessous de 150 chevaux, passez votre tout-chemin. Quoi qu’il en soit, le CX-5 fait désormais partie des SUV avec lesquels il faut compter.


| | |
Déjà 1 commentaire

COMMENTAIRE POSTÉ

  1. 9/9 : suite à la remarque d’un lecteur que je remercie pour sa vigilance, j’ai apporté une précision sur le réglages des sièges avant.

LAISSER UN COMMENTAIRE